5 conseils pour mieux travailler avec ses collègues indiens !

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Lors de mes missions, j’ai souvent constaté qu’en tant que francophone nous avions du mal à interagir et à collaborer efficacement avec nos collègues indiens (d’Inde, je précise !).

  • Qu’est-ce qui fait que nous rencontrons des difficultés ?
  • Quelles sont les différences majeures entre la culture occidentale et l’indienne ?
  • Comment peut-on améliorer les interactions franco-indiennes ?

Voici quelques clés, non exhaustives, pour vous aider dans vos relations franco-indiennes* :

Culturellement, d’abord…

Culturellement chez les indiens, la relation repose sur la confiance qui se tisse au fur et à mesure des échanges :

« Les indiens fonctionnent avant tout sur le relationnel, y compris avec leur supérieur hiérarchique. »  Laurent GOULVESTRE

L’Inde fait partie des cultures où la communication est implicite et fait davantage appel au contexte pour communiquer les choses les plus importantes. Les comportements non verbaux prennent donc une plus grande signification, tandis que les modes d’expression verbaux sont sensiblement plus ambigus et inexacts.

Les 5 conseils de l’Oeil de Coach pour mieux interagir !

 

#1 – Donnez la priorité à la relation humaine

Les indiens sont attachés au lien social. Même si ce n’est pas spécifique aux indiens, la relation repose sur la confiance acquise avec le temps. Ils doivent donc comprendre en quoi votre projet les aidera à bénéficier d’une meilleure intégration sociale. Votre projet doit apporter du concret, du sens et ce lien social si nécessaire au succès de la relation.
Soyez donc bienveillant et contactez régulièrement vos interlocuteurs indiens, sans trop imposer votre autorité.

 

#2 – Appuyez-vous sur le collectif pour renforcer les décisions

« Si les choses ne tournent pas comme initialement prévu, les Indiens ne vous préviendront pas car leur culture recherche systématiquement l’harmonie collective. De même, ils ne vous donneront pas de feedback. » Laurent GOULVESTRE.

Lorsqu’un indien vous envoie un e-mail pour vous prévenir d’une difficulté, il considéra souvent et implicitement qu’il vous a transféré la responsabilité de la résolution du problème. Afin d’éviter cet écueil et les chaînes d’e-mails interminables, il est nécessaire de monter une conférence téléphonique ou mieux en visio-conférence, avec plusieurs acteurs indiens pour trouver ensemble des solutions communes. D’une part, en groupe, ils se sentiront plus à l’aise pour vous répondre correctement et, d’autre part, le collectif consolidera les décisions durablement lors de la mise en œuvre.

En prévention, il est recommandé de les rencontrer régulièrement et pas seulement en début de gros projet !

 

#3 – Évitez les conclusions hâtives !

Voici un cas courant : quand on communique avec un indien, on observe fréquemment un signe de la tête, caractéristique du pays, décrivant un léger oscillement. Ce signe est perturbant pour un occidental car notre cerveau perçoit un signe négatif. Pourtant, il ne doit PAS être interprété en tant que tel.
Le vrai « non » catégorique indien est en fait assez rare.
Quand il est exprimé, il traduit un vrai rejet, un dégoût. Les phrases telles que « Je vais voir » ou « Je vais essayer » doivent donc vous interpeller car c’est souvent un cas de refus.

 

#4 – Préférez les questions ouvertes !

Les indiens sont généralement plus souples que nous le pensons. Ils ont souvent plusieurs solutions à votre problème alors que nous, les français, considérons généralement qu’il n’existe qu’une seule bonne solution. De plus, les indiens considèrent souvent que les choses sont bien trop subtiles pour être répondues par « oui » ou par « non », ce qui peut paraître « infantilisant » pour eux.
Culturellement chez les indiens, aucune solution n’est définitive, tout est provisoire. C’est à dire qu’un « oui » aujourd’hui pourra potentiellement devenir un « non » demain (même s’il ne sera pas exprimé aussi clairement).
Par conséquent, pour s’assurer que vos interlocuteurs comprennent bien, faîtes-leur systématiquement reformuler votre demande. Ainsi, plutôt que poser des questions fermées (où la réponse attendue est « oui » ou « non ») et qui ne vous donnera pas satisfaction, privilégiez les questions ouvertes commençant par : « Comment » ou « Que ».

Exemples :  « Comment comptez-vous faire… ? », « Qu’avez-vous prévu… ? », « Qu’est qu’il vous manque pour réussir… ? », « Quelle est votre intention sur ce sujet ? », etc.

 

#5 – Montrez-vous patient en cas de contrariété !

Ceci n’est pas propre aux indiens et cela vaut également dans un contexte européen.
En cas de contrariété, ne perdez surtout pas patience et votre sang froid, car votre interlocuteur ne le comprendrait pas. Pour faciliter l’avancée d’un projet, évitez de formuler des reproches. Essayez plutôt de comprendre l’origine des retards pour essayer de les résorber. Après un tel conflit, envoyez systématiquement un e-mail avec quelques mots positifs sur les qualités de votre interlocuteur, cela participera à recouvrer une bonne relation.
Exemple de message : I know you are a very dedicated person and I appreciate working with you …

 

*A noter : Mon intention est de donner une aide, des pistes s’inspirant de mon vécu dans le secteur technologique et de mes lectures. J’espère que mon approche ne sera pas perçue comme déplacée, voire caricaturale.
**Je remercie tous mes collègues coach agile de la Société Générale qui m’ont aidé à rédiger cet article.

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Pour aller plus loin :

Mots clés : interaction franco-indiennes, réunions, projet, inde, conseils, interculturel, efficacité, interculturel
Crédit image : istock

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